Agence immobilière de prestige dans le Luberon : Un nom qui évoque la mode, le luxe, le raffinement, l’élégance… Un nom que l’on rencontre à travers le monde, Pierre CARDIN

Un nom qui évoque la mode, le luxe, le raffinement, l’élégance… Un nom que l’on rencontre à travers le monde, Pierre CARDIN

PIERRE CARDIN
 
Un nom qui évoque la mode, le luxe, le raffinement, l’élégance… Un nom que l’on rencontre à travers le monde, « Pierre Cardin »… La mode, bien sûr, véritable reflet du quotidien mais aussi les accessoires, les bijoux, les parfums, la vaisselle, « Maxim’s », des restaurants, des théâtres : tel est l’univers de Pierre Cardin, protéiforme et gigantesque. L’homme, lui, est un véritable personnage de roman…
 
Propriétaire de tout, il se suffit à lui-même, aime-t-il à dire, avec gourmandise. Il peut boire son vin, son eau minérale, dîner dans ses restaurants, dormir dans ses hôtels, se coucher dans ses draps, se vêtir de ses effets, se parfumer avec ses fragrances. Seules ses cigarettes, fabriquées en Chine, par millions, ne lui appartiennent pas. Un oubli ? même pas… il ne fume pas ! Il a besoin de posséder, tout en étant détaché. Insatisfait chronique, il s’est condamné, très tôt, à la marche en avant, d’une façon insatiable. Parce qu’il ne pratique pas d’activité sportive, il annonce, dans un sourire, que son énergie passe à travers ses possessions et les obligations qu’elles impliquent. Formidablement exigeant, il contrôle tout, mais avec délices, en faisant montre d’un despotisme à peine éclairé.
Ce qui est certain, c’est qu’il aime se donner, entièrement, toujours cette « fuite » en avant. Dans son hôtel particulier parisien, de 1.200 mètres carrés, il possède quelques œuvres d’art. Mais il préfère l’intimité et la commodité d’une chambre et d’un petit salon, au rez-de-chaussée de sa demeure, où il se tient, entouré de livres et de disques. Il possède une maison en Espagne, mais n’y va jamais, un palais à Venise, agrémenté d’une rareté : un jardin, pour un ou deux voyages par an. Il possède également le château de Lacoste, celui du « divin marquis », qu’il a acquis il y a quelques temps ; depuis, il rachète tout le village, la propriété « style Cardin ». Sa seule aération, consiste aujourd’hui à se rendre, chaque fin de semaine, en TGV, dans son Luberon ou son autre villa du Midi : Le Manoir… C’est une propriété qui s’étend sur plus de onze hectares, en bord de mer. Il y satisfait ses envies : un bassin plein d’environ mille carpes, une meute de colleys, une volière, un potager… Il ne veut pas vraiment « posséder », juste « réaliser ». Un projet chasse l’autre, tout en s’empilant avec et sur le reste… Fuyant l’ostentation, il vit dans un luxe de détachement, comme un dandy en mal d’identité fixe. Pierre Cardin ou la recherche, permanente, de l’art de la dissimulation et de la course.
 
Malgré la diversification plus ou moins permanente, Pierre Cardin reste, avant tout, un couturier. Pour les historiens de la mode, son nom est porteur de codes récurrents : vêtements structurés, coupes originales, mariage de formes géométriques minimales à des tissus de haute qualité, en vue d’atteindre un impact maximum. Il est connu et reconnu, dans le milieu de la Haute Couture, pour sa créativité débordante. Il a été un créateur visionnaire, même si l’élégance classique a été une des bases de ses créations.
Son chemin a fonctionné en trois temps : les vêtements féminins, puis ceux de l’homme et enfin, ceux de l’enfant. A l’encontre des autres créateurs de mode, qui font appel à des prestataires divers pour les accessoires, comme un démiurge, il gère les choses lui –même… Chapeaux, sacs, chaussures, gants, ceintures, collants, bijoux, montres, lunettes… Rien ne lui échappe.
Que ce soit par perfectionnisme ou par manque de confiance en autrui, il veut tout faire, tout voir, tout savoir, tout connaître… Entouré de quelques collaborateurs dévoués et protecteurs, il conduit ses opérations depuis son quartier général de la rue du Faubourg Saint- Honoré.
 
Implanté dans cent dix pays, il figure parmi les huit marques les plus connues au monde, avec « Mercedes » et « Coca-Cola »…
Qui eût cru qu’un tout jeune homme, arrivant seul, à Paris, en 1945, avec pour tout viatique, une lettre de recommandation pour la maison Paquin, pût connaître pareil destin et devenir un bâtisseur d’empire ?
 
C’est à San Biagio di Callalta, près de Venise, le 2 juillet 1922, que voit le jour Pietro Cardin. Agriculteurs aisés, ses parents ruinés par la grande guerre fuient le fascisme et quittent l’Italie en 1924, se réfugiant en France.
Mais les temps sont déjà durs pour les immigrés, surtout pour les italiens…
L’intégration dans la douleur, mode années 20. Pierre Cardin en garde comme une blessure secrète, une souffrance enfouie. Des parents émigrés, une enfance ténue, le poids de la crise et de la xénophobie….
A neuf ans, la famille s’installe à Saint-Etienne, haut lieu de la condition ouvrière. A quatorze ans, l’adolescent effectue ses débuts chez un tailleur de Saint-Etienne.
 
La vie conduit ce tout jeune homme, maintenant âgé de dix-huit ans, à Vichy. C’est dans la capitale de la France occupée, qu’il va vraiment démarrer dans l’apprentissage de la couture, pour la maison «  Regoli » Deux ans passent, il apprend vite. Il reste à Vichy, où il travaille en tant que comptable pour la Croix-Rouge, c’est une période de faim et de froid, mais il est resté sur place. Les difficultés le renforcent.
 
 
En novembre 1945, Pierre Cardin a vingt-trois ans, il débarque donc à Paris avec une petite valise et une ambition tenace. Son vrai savoir-faire se compose d’aiguilles, de ciseaux et de tissu. Il est déjà un réel créateur, mais aussi un artisan incomparable. Une lettre pour madame Paquin lui ouvre les portes de son atelier. Il prend conscience de la frénésie de la création, de l’extraordinaire rigueur nécessaire pour servir la femme se saoulant du luxe le plus raffiné. C’est l’époque où les femmes de la haute société viennent, en Rolls-Royce, avec chauffeur et femme de chambre, commander et essayer les quarante nouvelles robes de la saison à venir, sans compter les dessous de soie, les chemises de nuit bordées de fourrure…
Très vite, il la quitte pour entrer chez Schiaparelli. Il y reste trois mois… Le temps de rencontrer Christian Dior, grâce à un ami commun. Le couturier a quarante et un ans ; il est le modéliste star de la maison Lucien Lelong, avenue Matignon. Aidé par Boussac, il va ouvrir sa propre maison. Il propose au jeune Pierre de rejoindre sa future structure, dans quelques semaines, avenue Montaigne.
Enfin il réalise, très vite, que le talent et le goût ne suffisent pas, il est nécessaire de posséder la touche de « grâce » : le style… La « seule chose qui compte. »…
 
Ainsi à toute vitesse, Cardin est pris dans le tourbillon de la mode. Instinctivement il sent les mutations de son époque, il peut les précéder et les accompagner. Il va savoir faire du vêtement l’instrument par lequel pourront être extériorisés les sentiments, ou se faire miroir d’une société à un moment donné. En 1950, avec vingt mille francs de l’époque, comme capital de départ, il crée sa maison de couture près de la Madeleine, rue Richepanse, dans un grenier…
Et en 1953, il présente sa première collection… Dans son grenier, au cinquième étage d’un immeuble Regency auquel on accède par un monte- charge… Il a l’idée de présenter, le premier, un manteau plissé. Cela plaît, beaucoup. Il en vendra deux cent mille aux Etats-Unis. Tout de suite, il est protégé par Carmel Snow du « Harper’s Bazaar » et Diana Vreeland, des Américaines qui faisaient trembler Paris. De plus, il est aussi encouragé par Hélène Lazareff du « Elle ».
 
Ainsi c’est le triomphe, le coup d’essai devient un événement qui secoue le monde très fermé de la Haute Couture. Par tous, il est reconnu, accepté. Il est admiré et adoubé comme le héraut de la couture parisienne. La trajectoire d’un grand couturier débute… Et elle est toujours d’actualité…plus de soixante ans après…
 
Couturier visionnaire, mais aussi homme d’affaires invétéré. Pierre Cardin va devenir une personnalité, une marque incontournable…
De la robe bulle au costume Mao, de la mode cosmonaute à la mode unisexe, de la chasuble à découpe hublot à la robe moulée en fibres synthétiques. Pierre Cardin a témoigné tout au long de sa carrière d’un appétit féroce pour l’expérimentation. Ses formes construisent des silhouettes géométriques à base de ronds et de triangles ; Leur volume sculptural impose au corps de s’y adapter.
        
L’envie enfin de développer et de rendre accessibles ses créations l’a également poussé à formaliser un système de licence : Cardin dessine, les industriels fabriquent puis lui reversent des pourcentages sur les ventes, sa signature constituant ainsi la politique de développement de sa marque. Ce système de production lui a permis d’adapter son concept au marché ambiant, le plaçant premier au monde en nombre de licences ainsi qu’en volume de ventes.
        
Précurseur, il a été aussi le premier à défiler dans un grand magasin dès 1957, à s’implanter en Chine et à entrer à l’Académie des beaux-arts, à être élu membre de l’Institut.
        
Novateur, il a su ainsi démocratiser les produits de la mode sans renoncer à sa force d’invention….
 
Cette hétérogénéité, symbole de sa réussite, se retrouve enfin dans ses goûts pour l’immobilier. Pierre Cardin possède aussi un palais à Venise, un moulin près de Paris, des résidences à Paris, Barcelone, dans le Luberon … Ou il a restauré à Lacoste, le château du Marquis de Sade… Et sur la Côte d’Azur, le Palais Bulles, cette villa, si fameuse, assez symbolique du fonctionnement du créateur....
 
Aujourd’hui à plus de 90 ans, après Lacoste et son festival d’art lyrique et de théâtre au cœur du Luberon et la restauration de « son village » d’une lumineuse beauté, sa dernière folie le pousse vers Venise la terre de ses ancêtres avec un nouveau projet et de nouveaux horizons : le Palais Lumière !


Son élixir de jouvence : le travail…lui permet encore de continuer d’avancer toujours plus haut, toujours plus loin…