Agence immobilière de prestige dans le Luberon : Le mur de la peste, visible proche de Gordes sur Cabrières d’Avignon et Murs

Le mur de la peste, visible proche de Gordes sur Cabrières d’Avignon et Murs

Il s’agit d’un très long édifice qui fut construit suite à la grande peste de Marseille de 1720.

 

En mai 1920, le « Grand Saint Antoine », bateau venu du Levant avec des marchandises de soie pour les commercialisées à la grande foire de Beaucaire, apporte la peste sur Marseille et rapidement celle-ci s’étend au reste de la Provence.

 

Le premier aout 1920, afin de la freiner, idéalement l’empêcher, le vice-légat du pape, qui est alors en charge d’Avignon et du Comtat Venaissin, interdit les échanges avec Marseille.

 

Début septembre 1920, le vice-légat du pape décide qu’une protection s’impose.

 

Fin septembre, la peste étant passée par la combe de Lourmarin, Apt est touché. Un renforcement des lignes sanitaires est effectué. 800 gardes du comtat vont alors garder cette ligne de protection.

 

Janvier 1921, la disette s’installe car le Comtat, afin de se protéger, n’assure plus d’échanges avec la Provence et la France, et l’entretien de cette ligne coute cher.

 

Courant 1721, le vice-légat du pape a fait construire une protection pour éviter l’infection et soulager le travail des gardes. Le tracé en fut confié à monsieur Antoine d'Allemand, un ingénieur cartographe de Carpentras. Il imagina une suite de murs et fossés, ces derniers étant installés dans la plaine du Calavon.

 

En mars 1921, 500 hommes sont mobilisés pour sa construction. Le matériau utilisé pour les murs fut la pierre sèche. Ils faisaient 6 pieds de haut pour 2 pieds de large. La longueur totale est décrite comme d’environ 35 kilomètres, dont un peu plus de 23 kilomètres juste de murs.

 

Le chantier est terminé fin juillet 1721, un millier de soldats pontificaux sont alors assignés à la surveillance, et le commerce peu reprendre.

 

En aout de la même année, un renversement de situation se produit. Alors que la région Aptoise et le Luberon a réussi à endiguer la maladie, celle-ci, passée par Saint-Rémy-de-Provence puis Beaucaire se déclare à Avignon. Les gardes Provençaux remplacent alors les contadins pour éviter un retour de la maladie. 20% de la population Comtadine va périr de cette peste alors que 50% de celle de la ville de Marseille a déjà périe.

 

Le mur sera abandonné au début de l’année 1923, après que cet épisode de peste fut éloigné, jusqu’au milieu des années 1980 où une association décide de favoriser sa conservation.