Agence immobilière de prestige dans le Luberon : René CHAR et les Surréalistes

René CHAR et les Surréalistes

 
René Émile Char, né en 1907, à l’Isle sur la Sorgue, commence sa vie d’écrivain en  travaillant avec d’autres artistes célèbres.
En 1929, René Char fonde à l'Isle-sur-la-Sorgue, la revue Méridiens avec André Cayatte. Il envoie à Paul Eluard un recueil de ses poèmes et ils deviennent amis, Eluard venant même passer quelques semaines à l’Isle sur la Sorgue. Ils partageront ensuite une vie luxueuse à Paris.
A Paris, Char rencontre Louis Aragon, André Breton, René Crevel et il adhère au mouvement surréaliste.
René Char écrit successivement  « Arsenal », « Le Tombeau des secrets », « Ralentir travaux » en collaboration par Breton et Éluard à Avignon.
En 1930, Char, Aragon, Breton et Éluard fondent la revue Le Surréalisme au service de la révolution. Après un séjour chez Dali à Cadaques, il publie ses poèmes d'Artine En 1931, Éluard visite avec lui Ménerbes, Gordes, Lacoste et Saumane. En 1932, Char se marie et s’installe à Saumane. Il voyage entre Paris et la Côte d’Azur mais revient toujours à l’Isle sur la Sorgue. Il édite «  le Marteau sans maître », illustré par Kandinsky.
Char se détache à partir de décembre 1934 du groupe surréaliste et revient s’installer à l’Isle sur la Sorgue. Eluard et Man Ray l’y rejoignent et le secondent pour son œuvre « Dépendance de l'adieu » illustrée par un dessin de Pablo Picasso.
En 1938 Char s’éprend de Greta Knutson, peintre suédoise, mariée Tristan Tzara, et vit avec elle à Maubec dans le Luberon où elle l’inspire pour de nouveaux poèmes.
Pendant l’occupation allemande, René Char entre dans la résistance sous le nom de Capitaine Alexandre. Il dirige le Service action parachutage de la zone Durance. Il relate ses sentiments sur cette période sombre dans les «  Feuillets d’Hypnos ».
Dans la France d'après-guerre, ses vues pessimistes face à la situation politique française et internationale rejoignent celles de son ami Albert Camus.
En 1945, René Char demande à Jean Vilar une représentation de « Meurtre dans la cathédrale » dans la grande chapelle du Palais des Papes d’Avignon. Jean Vilar refuse mais en 1947, il lui propose 3 pièces : « Richard II » de Shakespeare, « La Terrasse de Midi « de Maurice Clavel et « l’Histoire de Tobie et Sara » de Paul Claudel. C’est la naissance du Festival d’Avignon.
Durant les années cinquante et soixante, Char connait une période créative et rend hommage aux artistes qui ont fait route avec lui. En 1983, ses « Œuvres complètes » sont publiées dans la prestigieuse Pléiade.