Agence immobilière de prestige dans le Luberon : Luberon, Jean-Marc Rosier prend position concernant l'exploitation du gaz de schiste

Luberon, Jean-Marc Rosier prend position concernant l'exploitation du gaz de schiste

Sur le site officiel www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr, sous le nom anonyme de projet-d-attribution-de-permis-a762.html, est caché pour une durée relativement courte (volontairement ?), puisque seulement du 19/09/2014 au 11/10/2014, une page d'Information et participation du public sur la demande de permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit de « Calavon »... dans une zone en plein coeur du Luberon, mais pas seulement puisque le sud des monts de Vaucluse est lui aussi touché, et d'une certaine manière, c'est alors la biodiversité mondiale qui s'en retrouve menacée !

On peut y lire qu'une société, la société suédoise Tethys Oil France AB, aurait demandé l'autorisation d'effectuer des recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux. S'il y est précisé que le pétitionnaire s’est engagé à ne pas avoir recours à la technique de la fracturation hydraulique, la technique semble la seule "utilisable" à l'heure actuelle, n'est-ce pas alors signer un chèque en blanc ? Qui sait alors quelle technique encore pire pourrait-être utilisée !

Il est bon de rappeler, qu'ils sont au courant, puisqu'eux-mêmes en parle, que des nombreux sols sont des calcaires naturellement fissurés... Ce qui donc les rend encore plus en danger avec les techniques actuelles ! Ont-ils vraiment une vision globale ? Savent-ils que, grâce à ces calcaires fissurés, l'eau du Mont Ventoux et de la montagne de Lure ressort en grande partie sur les flancs sud des monts de Vaucluse après avoir parcouru de nombreux kilomètre et que toucher les sols à un endroit pourrait entrainer des dégâts dans une zone nettement plus large ? 

Parce qu'il aime son pays, sa région et son département, et parce que, bien entendu, il aime le Luberon, sa faune, sa flore, ses habitants, son art d'y vivre, ses merveilles naturelles et architecturales, Jean-Marc Rosier a décidé une nouvelle fois de réagir. 

Ainsi, sous le titre " Un site classé par l'UNESCO pour sa biodiversité ... ", le 29/09/2014 à 14:48, il a laissé le commentaire suivant sur la page officielle...

 

 

 

Bonjour,

La zone couverte ici, dite du Luberon, étendue à la vallée au nord de celui-ci et au versant sud des monts de Vaucluse, outre les classements locaux que l’on y trouve, comme les ZNIEFF (Zone Naturelle à Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) et les zones Natura 2000, outre le classement en parc naturel régional, bénéficie de la très rare reconnaissance internationale de l’UNESCO par le biais d’un classement en zone de réserve de biosphère… et pas seulement une fois, mais deux fois !

En effet, il existe deux réserves de biosphère sur ce secteur qui seront directement impactées par l’exploitation du gaz de schiste, celle du Luberon, mais aussi celle du Ventoux qui rappelons-le se rapproche grandement du site couvert. C’est un fait exceptionnel de pouvoir bénéficier d’une telle richesse et il est évident que cette exploitation le détruira, comme toutes les études vraiment indépendantes l'ont démontrées !

Cela signifie donc que sur le moyen terme, nous risquons d’en perdre non pas une, mais deux. Au niveau image, lorsque cela arrive pour un site, ce genre d’événement est déjà loin de passer inaperçu… en perdre deux aura un effet exponentiel !

La France métropolitaine en a-t-elle tellement qu’elle peut se permettre d’en perdre deux ? Ce genre de classement, tout comme les classements locaux et régionaux, n’ont-ils que si peu d’intérêts pour le ministère de l’écologie et du développement durable ? J’espère grandement que non !

Le bilan en terme d’emplois locaux, et plus généralement sur l’économie locale, serait lui aussi hautement négatif… Cela n’apportera rien ou presque en termes d’emplois puisque la société est étrangère et donc il y a fort à parier que le gros des ingénieurs, etc. le seront aussi. Quand bien même ils seraient français, le peu d’emploi que cela va générer ne pourra en aucun cas compenser les pertes.

En effet, Le gros de l’activité économique locale repose sur trois piliers qui ne sont pas déplaçables : l’agriculture, l’immobilier (agences immobilières, mais aussi artisans, etc.) et bien entendu le tourisme !

Autoriser la destruction, même partielle, de la richesse faunistique et floristique locale aura un impact évident sur l’agriculture (pollinisation, biodiversité, etc.), pas la peine de développer donc.

L’immobilier et toutes les activités connexes seront-eux aussi directement impactés… moins d’attrait pour la région entrainera automatiquement une baisse de la demande immobilière, notamment de la clientèle étrangère au secteur en résidence secondaire qui apprécie grandement, et le calme, et la beauté des sites. Si je prends ceux-ci comme exemple, c’est qu’ils sont généralement là pour se faire plaisir + ont de plus gros moyens financiers que la moyenne, et donc que leur dépense annuelle est relativement plus importante et fait vivre beaucoup de personnes : Des artisans pour divers travaux (menuiserie, électricité, ferronnerie, etc.), des jardiniers, des sociétés de gardiennage, du personnel d’entretien de maison, etc.

Enfin le tourisme… sans parler des établissements qui ne seront alors plus viables, moins de tourisme signifie moins de nuits d’hôtel ou de chambres d’hôtes, moins de taxes de séjours pour les mairies, moins d’entrées pour les musées, etc. pour au final moins d’argent dépensé localement et donc des communes plus pauvres, des infrastructures et aménagements moindres, etc.

On sait aussi que ce genre d’exploitation aura des effets sur les nappes phréatiques, que les proches monts de Vaucluse sont un système karstique gigantesque mais fragile, que nous sommes dans une zone sismique et reconnue comme telle… Souvenez-vous des cigarétiers qui avaient réussi à faire croire que la consommation de cigarettes n’avait aucun impact pour la santé… Quel en est aujourd’hui le cout en termes de vies humaines ?

Ecologiquement, ce serait une erreur !

Pour l’image de la France, ce serait une erreur !

En terme d’emplois locaux, ce serait une erreur !

Humainement, ce serait une erreur !

Sur le moyen et long terme, ce serait une erreur !

Vous êtes le ministère de l’écologie et du développement durable, mais si le projet passe, vous sacrifierez une faune et une flore riche, ainsi qu’une population locale au profit d’un groupe pétrolier et de quelques politiques qui se seront laissés acheter par des lobis qui n’auront rien à faire du futur de la France, et encore moins de celui du Luberon !

Contrairement au scandale du sang contaminé, ceux qui autoriseront de tels projets seront non seulement responsables, mais aussi coupables… pas seulement au niveau français, et pas seulement pour nos générations… mais vis-à-vis de l’avenir de la planète et de celui des générations futures ! C’est leur avenir que vous détruirez en même temps que le notre en autorisant ce genre de chose sur le site actuellement envisagé dans le Luberon, à proximité immédiate de ces deux réserves de biosphère !

Alors que je finissais ce texte, on m’a signalé que madame la ministre avait déclarée qu’elle en place, il n’y aurait pas de gaz de schiste en France… Si tel est le cas, je tiens à la féliciter pour sa prise de position pleine de bon sens ! Mais quand sera-t-il lorsqu’elle ne sera plus là ?

J’espère donc que les décisions seront toujours prisent "dans le bon sens" (celui de la planète, celui de la vie et celui de l'être humain avant celui de l'argent), et cela qui que soit le ministre en place…

Cordialement,