Agence immobilière de prestige dans le Luberon : Les OCRES du Luberon

Les OCRES du Luberon

Violet pourpre, rouge vermillon ou magenta, orange vif ou brulé, jaune soleil ou poudré, blanc de craie, les mille nuances de l'ocre sous le soleil de Provence et sa lumière dorée intensifie les contrastes entre le bleu du ciel et le vert intense de la flore ! Le massif des ocres du Luberon est incontournable, insolite, unique avec des sites naturels exceptionnels, des villages perchés, hauts en couleurs.

Connu depuis la plus haute antiquité, l’ocre a été exploitée par les Romains pour un usage local. En 1780, Jean Etienne Astier de Roussillon, lui donne une dimension industrielle. L’ocre régnait en maître dans le village. Les exploitations prospèrent jusqu’à la fin des années 30, mobilisant l’essentiel de la population. Aujourd’hui, seule l’entreprise Guigou, la Société des Ocres de France exploite encore l’ocre à Gargas et à Rustrel et le commercialise dans la ville d’Apt.
 
Cependant au XXème siècle, les moyens modernes d’extraction ainsi que la découverte de gisements plus rentables ont peu à peu fait fermer toutes les mines. Au début des années 80, le tourisme a remplacé cette industrie minière. Mais l’ocre n’a pas totalement disparu des revenus de la commune. En effet, c’est lui, sa couleur incomparable, qui a attiré les premiers artistes fascinés par les rouges du paysage. C’est l’ocre aussi et ses spectaculaires reliefs qui attirent les touristes jusque dans le Colorado Provençal.
 
 
Roussillon est, après Gordes, le deuxième village le plus visité du Luberon et possède aussi le label de « plus beau village de France ». Le mieux est de découvrir Roussillon un matin ensoleillé par l’Est, soit en arrivant par la route de Saint Saturnin-lès-Apt, la vue est alors magique, le village apparaissant au sommet d’une colline abrupte dont les teintes rouges sont avivées par le soleil ; soit par la route de Goult, où le rouge de l’ocre apparaît petit à petit au milieu des pinèdes pour d’un seul coup envahir tout le paysage.
 
La sinueuse rue centrale, qui conduit au sommet du village, est bordée de galeries d’art, de boutiques de produits provençaux et de jolies maisons des XVIIème et XVIIIème siècles. En haut, l’église Saint-Michel possède une belle façade du XVIIème siècle et jouxte une falaise d’où l’on a un panorama magnifique à 360° sur la vallée du Luberon.
 
A quelques centaines de mètres du cœur du village, côté sud-est, le sentier des ocres serpente entre les falaises d’ocre dont des teintes vont du blanc au violet en passant par le jaune, l’orange et le rouge.
 
Un peu plus loin sur la commune, au sud, le long de la route départementale 104, vous pourrez découvrir dans l'ancienne usine Mathieu le conservatoire des ocres et pigments appliqués (société Okhra).
 
 
Un peu plus loin de là, sur la commune voisine de Gargas, on trouve regroupé toute l’histoire de l’exploitation de l’ocre, de ses débuts jusqu’à ce jour avec la dernière carrière d’Europe en activité. L’ocre du Luberon était autrefois exploitée dans des mines, creusées dans les falaises à la lumière de la lampe à carbure, la pioche à la main. De 1880 à 1950, plus de 50 km de galeries ont ainsi été façonnées.
 
Aujourd’hui, les vestiges de l’ancienne mine Janselme, « la carrière de Bruoux », est ouverte au public. Un parcours de 650 mètres a été aménagé en toute sécurité dans ce site majestueux, associant richesses naturelles et historiques. Des galeries impressionnantes, voûtées, en forme d’ogive ou en plein cintre, de 5 à 12 mètres de haut forment une véritable cathédrale minérale : une plongée dans l’univers esthétique de l’ocre qui rend hommage au travail des ocriers, mineurs, mais aussi artistes. A l’extérieur, la grande esplanade, un jardin, des sentiers de promenade.
 
 
La beauté du Colorado Provençal réside dans le fait que le site a été crée à la fois par la nature et par les ocriers.
 
A Rustrel, l’exploitation a commencé à la fin du XIXème siècle. Les ocriers ont alors éventré la terre pour arracher les précieux pigments déclinant une palette de couleurs chaudes et donnant naissance à des paysages aux formes fantastiques. Les sentiers entre chemins communaux et propriétés privées, traversent les combes étroites, longent les falaises, le sahara et les cheminées de fées.
 
Sur le site, les vestiges du travail des hommes témoignent : bassins de décantation, canalisations, pompes, la chapelle Notre Dame des Anges, la Doa…
 
Au milieu d’espèces végétales telles que le ciste à feuilles de sauge ou à feuilles de laurier, les pins sylvestres et les pins maritimes, de nombreuses espèces souvent protégées fréquentent le site : les amphibiens dans la mare du lieu dit « trou des américains », les guêpiers sur les falaises d’ocres, les chevreuils et les sangliers laissant des traces dans le sables colorés.
 
On admire ici le travail de sculpteur de l’érosion, les vestiges de l’exploitation, les couleurs flamboyantes de l’ocre sur les verts profonds de la flore, les superbes vues sur ces villages perchés du Luberon, qui dominent la vallée depuis des siècles.