Agence immobilière de prestige dans le Luberon : L'église Saint-Firmin de Gordes, à deux pas de l'agence Rosier

L'église Saint-Firmin de Gordes, à deux pas de l'agence Rosier

A proximité de L'agence Rosier et du Château de Gordes, au centre du village en direction du théatre des terrasses et du belvédère, on trouve une monumentale église consacrée à Saint-Firmin, un évèque du VIème siécle.

 

L'église de Gordes fut réédifiée et agrandie au XVIIIème siècle sur les bases d'une ancienne église du XII ou XIIIème siècle qui avait été bâtie à l’initiative des prieurs de l'abbaye Bénédictine de Saint Chaffrez, la première abbaye du territoire de Gordes, aujourd’hui en ruines.

 

Elle comporte huit chapelles réparties de manière symétrique autour de l'allée centrale, dont certaines sont dédiées à des confréries. Pour comprendre l’intérêt de cela, il faut observer l’activité économique de l’époque.

Ainsi, la corporation des cordonniers, très nombreux au XVIII et XIXème siècle, a la première chapelle en entrant sur la gauche, y trône un tableau de Saint Crespin, le saint patron des cordonniers, accompagné de Saint Simon, le saint patron des carriers.

A droite, c’est la chapelle Saint Eloi, le saint patron des forgerons, des ferronniers et des serruriers, qui fut évêque, mais aussi ministre des Finances du roi Dagobert Ier, encore connu de nos jours par la comptine pour enfants sur « la culote à l’envers » de Dagobert !

 

D'autres chapelles sont plus classiques :

On trouve la chapelle funéraire avec un tableau représentant l'apocalypse, ainsi qu'un grand Christ en plâtre et gypseries entouré des instruments de la passion.

Puis la chapelle de Saint-Joseph avec un tableau de sa mort et trois statues : Un Saint-Joseph couronné, patron de la bonne mort, une Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Patronne des missions, et un saint Jean-Marie Vianney, patron des prêtres.  

La chapelle du sacrée coeur, avec trois statues.

La chapelle du Rosaire avec un tableau de Saint Dominique recevant le chapelet des mains de la Vierge Marie. Sainte Anne et Saint Roch sont aussi présents sur le tableau. 

 

L’orgue, toujours en état de marche, est situé au-dessus du porche de l’entrée.

 

Au fond, dans le cœur de l’église, au-dessus du maître-hôtel, on peut apercevoir les traces du tremblement de terre de 1909 puisqu’une fissure en déchire les peintures. Ces peintures ne sont d’ailleurs pas sans rappeler le style de certaines église italiennes avec de nombreuses couleurs relativement chaudes.

 

Vu de l'extérieur, c'est un immense bâtiment avec des contreforts relativement visibles au sud, malgré de nombreux bâtiments imbriqués. Sa position dominante vue depuis le sud est renforcée par le relief de son promontoire.

Au nord, le clocher est logé dans une haute tour carrée dont la construction est datée d’entre les deux églises (vers le XIVème siècle). Cette tour, dont on peut observer très bien depuis l’agence Rosier un escalier orphelin de destination, fut sans doute un ancien beffroi. Toujours visible de nos jours et servant de réserve à l’un des restaurants, on trouve à sa base la porte d'une ancienne prison. Celle-ci était située juste à côté du pilori.

 

Enfin, le presbytère est situé entre le cœur de l’église et l’ancienne aumônerie Saint-Jacques. Si vous passez par-là, observez une drôle de porte dont le bâtant est sur le bas… c’est un système de pont levis qui servait avant pour entrer et sortir du garage la voiture de monsieur le curé !