Agence immobilière de prestige dans le Luberon : Histoire du vin autour de la Méditerranée et en Luberon

Histoire du vin autour de la Méditerranée et en Luberon

Il semble que l'homme ait tenté pour la première fois de cultiver une vigne sauvage, proche d'une liane, puis de procéder à sa vinification, dans le Caucase, puis en Mésopotamie. De récentes fouilles archéologiques au sud de l'Arménie, sur le site Areni-11, ont mis au jour un complexe de vinification de plus de 8000 ans. Cette découverte, qui repousse les précédentes estimations, pourrait laisser penser que le berceau de la vinification se situe en Transcaspienne.

La culture de la vigne se développe ensuite en Égypte, comme en témoignent les scènes retrouvées dans des bas-reliefs des tombeaux des hauts dignitaires découvert à Thèbes. Ce sont là les premières représentations connues du procédé de vinification estimées à 2500 ans avant J.-C. Vient ensuite le tour de la Grèce2 dont la mythologie fait remonter l'invention du vin au berger Staphylos, puis de l'empire Romain.
 
Qu'il se nomme Bacchus ou Dyonisos, le dieu du vin et de la vigne représente la fascination de l'homme pour le vin et ce depuis des milliers d'années, comme le montrent les diverses illustrations et les représentations artistiques telles que les mosaïques retrouvées à Pompéi, ou plus proche de nous, des œuvres majeures comme les Noces de Cana de Veronese.
 
Grâce aux Phéniciens, le commerce du vin se développe dans tout le bassin méditerranéen et d'une seule espèce de vigne, « vitis vinifera », naît la majeure partie des vins du monde entier. Seules les différences entre les sols, les processus de vinification, les conditions climatiques et les cépages, permettent de créer autant de vins particuliers. Le premier comptoir phocéen a ainsi été répertorié à Marseille, et le commerce des vins grecs avec les tribus installées dans la vallée du Rhône par exemple, se fait à partir de ces comptoirs.
 
Selon Thucydide, « Les peuples méditerranéens commencèrent à sortir de la barbarie quand ils apprirent à cultiver l'olivier et la vigne ».
Sous Jules César, la production se développe encore et les gaulois, en découvrant le vieillissement en futs de chêne, améliorent encore le processus de vinification. De nombreuses cuves vinaires rupestres ont été retrouvées dans le département de Vaucluse, notamment à Ménerbes et à Vénasque. C'est encore dans le Vaucluse, à Cabrières d'Aigues, qu'a été découvert un bas-relief sculpté, représentant une barque façonnée en l'honneur d'un négociant de vin transportant des tonneaux au temps de l'empereur Auguste.
 
Mais à la chute de l'empire romain, la production baisse et le vin est surtout utilisé pour les sacrements de l'église. Au moyen-âge, la qualité s'améliore grâce aux moines travaillant dans les vignes, donnant naissance à des domaines toujours réputés à ce jour. Le vin se rapproche au niveau gustatif de celui que l'on connaît aujourd'hui, celui de l'Antiquité, étant dilué avec de l'eau et mélangé à des herbes, des aromates, et du miel. L’expansion de la chrétienté entraine de fait celui de la vigne et de sa vinification.
 
L'évolution de la technique et l'invention de la bouteille permettent une conservation et un transport plus faciles. Si le Bordelais est plus précoce, la première mise en bouteille dans la Vallée du Rhône date elle de 1779. Entre temps, dans le but d'une élévation générale du niveau, Louis XV interdit toutes nouvelles plantations; interdiction qui perdurera jusqu'à la révolution française.
Il s'en est fallu de peu pour que les vignobles européens, disparaissent à jamais, lorsqu'en 1864 un insecte, le phylloxera, importé d'Amérique, contamina et dévasta la quasi-totalité des plants ; ils furent sauvés par des greffes effectuées sur des portes greffes américains heureusement immunisés contre le parasite, et les grands crus purent renaître. Cependant, le coup fut rude, en particulier pour le vignoble du pourtour parisien, à une époque l'un des plus importants, qui ne s'en est jamais remis.
En France, le scientifique Louis Pasteur s’intéresse aux vins et à la vigne, aux maladies et aux procédés de conservation et de vieillissement améliorant significativement ceux-ci. Puis, le début du XXème siècle voit la création des AOC dont le premier d'entre eux, l'AOC Châteauneuf-du-Pape.  
 
Aujourd'hui encore, l'Italie et la France restent les deux principaux producteurs et les grands crus français font la réputation de l'excellence française en ce domaine.
 
1- Les archéologues ont retrouvé les traces et équipements d'une vinification sur un site de 700 mètres carrés en Arménie. Ils ont identifié un fouloir et une cuve de fermentation en argile abrités dans une grotte. Ils ont également identifié des pépins, des reliquats de grappes pressées, des sarments de vigne desséchés, des tessons de poterie, une tasse ouvragée dans une corne et un bol cylindrique servant à boire le vin. Le fouloir, un bassin d’argile d'un mètre carré et de 15 centimètres de profondeur, possédait un conduit pour permettre au jus de raisin de se déverser dans la cuve de fermentation. Profonde de 60 cm de profondeur, celle-ci pouvait contenir de 52 à 54 litres de vin. Ce site de vinification était entouré de dizaines de tombes, faisant penser que le vin pourrait avoir joué un rôle cérémonial. Des installations similaires à celles-ci ont été utilisées jusqu'au XIXe siècle dans tout le bassin méditerranéen et le Caucase.
2- Des archéologues grecs ont retrouvé des tasses d'argile à deux anses et des pots suggérant le transvasement des liquides et sa consommation. Dans leur découverte il y avait aussi des figues carbonisées près des restes de raisin. Cela laisse supposer qu'elles servaient d'adjuvant sucré afin d'estomper l'amertume de ce jus de vignes sauvages.